La petrolisation
Nos relations amicales et familiales sont biaisées par la consommation. Comme s'il "fallait" boire un café, manger au restaurant, prendre une glace pour simplement vivre une relation humaine.
"La pétrolisation (nom féminin, néologisme) : principe d'ajouter à un concept simple, naturel et gratuit, une donnée polluante, discriminante et colonisante"
Est ce encore possible de marcher, cote à cote et de partager un instant suspendu d'éternité ?

Sous la pression sociale du "Viens boire un café", chacun se convainc qu'il n'y a pas d'alternative à la sociabilisation, que cette petite quantité de café, n'est qu'un grain négligeable dans un amas de café déjà importé.
Pourtant, ce café est à la base d'une relation humaine, dégradant par là même un échange par nature simple et non marchand. Les deux protagonistes deviennent complice d'une machine commerciale, d'un résidu de colonialisme qui pèse encore sur des populations que nous choisissons sciemment d'ignorer.
"Je rêve d'un café qui ne vendrait pas de café"


Une tasse de café, une banane, un soda...
tant de violence et de soumission dans un rituel a priori anodin
Parce que ces boissons, ces aliments sont présents tout autour de nous, nous n'avons plus le recul nécessaire à la remise en question.
Oui, il est reconnu par tous que :
- le café et les bananes sont produits pour satisfaire les exigences des occidentaux, au mépris de la diversité de culture des pays producteurs. Ces denrées sont dangereuses pour notre planète puisqu'imposant des transports émettant des substances nocives et consommant une ressource non renouvelable.
- les sodas n'ont aucune valeur nutritive et favorise l'obésité et des malfonctionnements physiques. Ils utilisent des ressources en eau dans des pays en souffrance hydrique.
.Le savoir et continuer à les consommer, ne suffit pas à apaiser notre éco anxiété. C'est peut être même pire.